En mai 2018, deux groupes de l’ANR Gironde ont suivi le guide Martial Théviot dans le parc de Majolan.
Trois heures de bonheur et de découvertes même pour ceux qui pensaient bien connaître le lieu.

Le récit ci-après est réalisé avec des extraits de son site :  www.jardin-et-ecotourisme.fr.
HISTOIRE DU PARC AU XIXe SIECLE ET AU  DEBUT DU XXe SIECLE
Réalisé de 1870 à 1880, dans le goût romantique baroque de l‘époque, sur un terrain qui n’était alors qu’un marécage par le paysagiste Le Breton qui a aussi créé le Parc de Bourran. Les deux parcs ont beaucoup de points communs : rocaille, constructions néo-médiévales, étang et ruisseau,  point de vue panoramique, importation d‘essences végétales en provenance de tous les continents…
Le parc est une illustration grandeur nature du savoir-faire des architectes, ingénieurs, artisans et artistes de la fin du XIXème siècle. Au pied du coteau, une fois les marais assainis, une superficie d’environ 19 hectares a été aménagée. De fausses ruines anciennes, chapelle romane, donjon, bâties à une échelle adaptée aux jeux des enfants, agrémentent le parc pour lui donner une dimension poétique et ludique.
Cet écrin de verdure abrite divers arbres exotiques.
A l‘automne, leurs houppiers flamboyants et colorés, notamment les érables, les liquidambars, les cyprès chauves, les tulipiers et les ginkgos font danser la lumière sur l’eau miroitante et permettent de réaliser de superbes photographies.
L’ambition qui motiva la création de ce parc était de refléter la magnificence du patrimoine et du train de vie des propriétaires, en imitant ce qui se faisait de mieux à Paris. La légende dit que le parc devait servir à consoler la fille (malade) du propriétaire. La promenade en barque et un vivier, aujourd’hui à l’abandon, permettaient la pêche. Les fêtes se succédaient au château, car les Piganneau recevaient beaucoup et menaient un grand train de vie. A tel point que le banquier fait faillite (1897) et la propriété est morcelée et vendue. En 1920, le château est acheté par le chocolatier Jean Marie Joseph Louit, ainsi que les terres, le parc, les fermes. Mais, il ne l’entretient pas correctement. Le domaine connait alors un état de quasi abandon et, après la mort de Louit (1935), il est vendu par lots et partiellement racheté par un agriculteur.

HISTOIRE RECENTE DU PARC
Dans les années 1950, une guinguette y est installée.
Le parc appartient à la commune de Blanquefort depuis 1975.
Les premiers travaux ont alors démarré : lutte contre la pollution par l‘épandage de craie (1976), démolitions du vieux moulin et de la maison de l’éclusier (1978), curage des plans d’eau (1978), remise en état des écluses (1979). Ce travail de longue haleine s’est poursuivi en 1984: débroussaillage des sous-bois envahis par la végétation, taille des arbres, suppression des plantes invasives, consolidation des berges, réfection des ponts, traçage des allées  pour transformer le tout en un jardin public pour les promenades.
L’inauguration a eu lieu le 17 mars 1985.
Une  importante rénovation a eu lieu en 2007 et 2008, pour un montant de 3 millions d’euros (dont près d‘un million payé par la commune de Blanquefort). Elle fut réalisée par
une équipe pluridisciplinaire.

L’ensemble du Parc de Majolan est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, par arrêté du 18 janvier 2007, les grottes l’ayant été depuis le 21 décembre 1987. Le parc a été ré-ouvert le 29 mai 2008. Il a reçu le prix national de mise en valeur du patrimoine en 2010.
Il a été labellisé «Jardin remarquable» par le Ministère de la Culture.
Depuis la création du festival «L’échappée belle» à Blanquefort (1993), des spectacles et des expositions se déroulent dans les grottes en juin. A ces occasions, la mise en valeur de ce lieu insolite par des jeux lumière et des productions artistiques ne peut que contribuer à sa protection et sa sauvegarde. Le grand parc est très
fréquenté par les enfants, les promeneurs et les sportifs.
Il est incontestablement l’un des atouts de Blanquefort pour l’écotourisme et la qualité du cadre de vie.
 

LA BALADE DE L’ENTREE DU PLATANE AU PONT AUX PORTRAITS
En face de la Maison du jardinier, un arbre aux mouchoirs et divers hortensias. Le long de la clôture doublé d’un canal (cette limite est appelée « Ha-Ha ou Haha dans le patois local) se trouve le seul pin sylvestre du parc. Près du portail d’entrée, on ne peut pas manquer le grand platane couvert de petites diodes (lucioles).
Sur la montée qui conduit au pont du donjon en ruine, on trouve laurier palme, tilleul argenté, charme, laurier sauce, chêne pédonculé, érable plane.
A  gauche, remarquez le toit végétalisé avec plusieurs variétés de sédum de la Maison du Jardinier.
Premières belles vues en profondeur sur le pont du donjon en ruines de part et d’autre. Après le passage du pont, ne pas rater, à droite, un immense séquoia toujours vert et un peu plus loin, à gauche, une branche d’if traversant le tronc d’un érable! Au niveau du banc (à droite), les trois immenses cyprès chauves entourés d’un rond d’eau et de nombreux gouets.
En parcourant l’allée, on découvre: de gros nids à grande hauteur, du fragon, du tamier, des sureaux, des tilleuls, des marronniers, des platanes, des érables (plane, champêtre, sycomore), des frênes, des acacias, des aulnes, de vieux ifs et buis, beaucoup de gui et des lierres grimpant à 20 m de haut.
Ecoutez les nombreux chants d’oiseaux forestiers (dont le « rire » moqueur et saccadé du pivert).
A proximité des panneaux informatifs concernant la réfection du parc, situés avant le pont aux portraits, un oranger des Osages. Et, sur la gauche, en tournant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre autour des jeux, admirez: un petit hêtre pourpre à feuilles de fougères, des tilleuls, un marronnier, un bosquet de séquoias, un cyprès chauve avec ses pneumatophores, une magnifique vue sur le débarcadère de la Lyre et sa frise de galets, sa guinguette, son écrin de verdure, des magnolias.
Remarquez la poubelle conçue pour que les écureuils ne puissent y pénétrer.
En longeant la rive, vous verrez les premiers terriers de ragondins. En face, sur l’Ile aux Oiseaux et la prairie, vous observerez des canards (colverts, milouin), des ragondins et des nénuphars. A la belle saison, à la pointe de l’Ile aux Oiseaux, des « grappes » de tortues d’eau se réchauffent hors de l‘eau, « perchées » sur des arbres tombés dans l’eau. En hiver, elles sont remplacées par les hérons et les cormorans.
LA PRAIRIE CENTRALE
C’est le domaine des champignons (coprins) et des paons qui se réfugient aussi sur l’Île aux Oiseaux ; les paons sortent même du parc pour aller se percher sur des grands arbres.
L’arc de cercle de la lisière de l’aulnaie est souligné de quelques tulipiers, ainsi que d’une ligne de salicaires et d’iris des marais. Observez l’originalité des longs bancs arqués et l‘énorme souche de séquoia. Non loin des berges, en bordure de la prairie, les arbres les plus remarquables sont un mûrier et un bosquet de gléditsias moyennement épineux. Les autres arbres sont: cyprès chauve, saule, sureau, chênes pédonculé et vert, hêtre, érables, frêne, prunier, charme, arbousiers (chargés de fruits à l’automne), buis, souches de micocouliers. L’arbre le plus grand près de la clôture (paré de chèvrefeuille) est un peuplier blanc
.
CANYONS ET GROTTES EN ROCAILLE
Témoignage des prouesses techniques du XIXème siècle cet endroit est aménagé avec une fantaisie grandiose. Les canyons inattendus et les grottes entièrement artificielles sont formés de moellons sertis par des crampons de fer et liés avec du mortier de chaux hydraulique, ainsi que les ruines néo-médiévales parsemant le parc, car le béton n’existait pas encore en 1870. Il fallait respecter les différentes étapes de séchage. A la fin, on ajoutait une coloration pour donner l’impression d’une patine du temps.

 LES GROTTES : construites en seulement deux ans, elles couvrent une superficie de 1000 m² (troisième place européenne).

LE BALCON DE LA MARGUERITE : un court boyau zigzagant permet d’accéder à ce charmant belvédère qui permet une vue extérieure et panoramique sur le lac et vue intérieure sur le lac souterrain de la grotte.
La mosaïque de la Marguerite au sol lui a donné son nom. En contrebas, au niveau du lac intérieur enserré dans la grotte, vous vous émerveillerez devant la magie de ce lieu mystérieux : un pont de fausses branches, un gué de pierres tremblantes en forme de « nénuphars » géants, le débarcadère de galets de différentes couleurs dessinant une mosaïque aux armoiries des Piganeau: ancre de marine/trident/cordes.  Prenez le temps de savourer aussi : la fraicheur de l’air (en été), la résonance de la voix, le clapotis de l’eau et ses reflets sur les parois, le roucoulement des pigeons, les fausses stalagmites.
Les deux autres entrées ne sont ouvertes que ponctuellement lors de festivités. L’une d’elles, entre le pont gothique et le pont du canyon, est dissimulée dans la masse de la rocaille. Heureusement, sa couleur, plus claire que la rocaille environnante, permet de la repérer facilement et elle est bien visible si on la regarde du pont du canyon: c’est la rugueuse porte pivotante, sésame magique! Derrière, un escalier descend directement au débarcadère. La troisième entrée, une  porte métallique, devant laquelle le sol est incrusté de valves nacrées, se trouve cachée en face de la grande cascade, à gauche du grand banc.
On accède à la salle aux six aquariums par un couloir dont le sol bétonné est incrusté d’une constellation de fibres optiques (miroirs, billes) servant de fil d‘Ariane. Cette salle aux aquariums, de forme hexagonale, présente un pilier central recouvert de paillettes scintillantes : jadis, chaque pan de mur était un aquarium éclairé d’en haut par des verrières. Ces aquariums, sertis de guirlandes de coquillages et de nacre, étaient alimentés en eau courante. Ils étaient munis d’une glace grossissante exagérant la taille des poissons exotiques variés qu’ils contenaient. Actuellement, chacun des aquariums (hors eau désormais) a conservé son « puits de jour ». Un pouf scintillant en forme d’oursin géant vous y attend.
Les accès vers les autres boyaux sont condamnés.

LE CANYON
A l’extérieur, dans le dédale du cirque, de petits chemins tortueux permettent des sensations de découverte et d’aventure, on y voit plusieurs écluses.
L’écrin végétal du canyon est constitué majoritairement de bambous, des marronniers, des charmes et des hêtres  (pourpre, à feuilles de fougère). Quant à la ceinture végétale des grottes, elle est formée de: leucothoe scarletta, mahonia hybride, fatsia du Japon, hortensias, laurier tin, yucca, sumac. Les canyons sont aussi des refuges pour plusieurs fougères : rue, scolopendre, polypode, osmonde royale…
A proximité, il faut absolument admirer le gros hêtre pourpre à feuilles de fougère.
Côté parking, la grande maison est l’ancienne Vacherie du château.

LE JARDIN DU MARAIS ET LE « VERGER »
Pour mieux séparer le monde de la rocaille du monde des marais, les rives de la Jalle  sont bordées d’un rideau de bambous nains. Le portail métallique en fer à béton oxydé de l’entrée du jardin du marais évoque les plessis tressés en osier de jadis ou les illusions d’optique des premiers films de cinéma.
On y voit quelques chênes fastigiés et deux gros gléditsias.
Le long du canal Ha-Ha recreusé à un mètre de profondeur sur 250 m, poussent des iris des marais, des prêles palustres, une remarquable haie d’Eulalie Miscanthus purpurescens de 2 m de haut aux superbes couleurs pourpres à l’automne, des cerisiers du Japon Prunus et des pommiers décoratifs.
Quant au jardin aquatique exotique (limité par un ponton flottant en bois de 45 m de long, avec un banc), il évoque les jardins des maraichers d’Eysines que l’on voit très bien de l’autre côté de la rue Ransinangue.  On y trouve l’osmonde royale, les lotus des Indes, les pontédérias à feuilles en cœur (fleurs bleues), des calthas (sorte de gros bouton d’or), un curieux petit rosier des marais, des prêles, des callas, la populage des marais, des iris variés, la sagittaire du Japon…  C’est le coin préféré des ragondins peu farouches, comme en attestent leurs nombreuses traces. Ils délaissent les carex à la belle saison, mais les consomment en hiver, tout en s‘y cachant.
Dans cette zone, les arbres les plus intéressants sont : l’arbre aux mouchoirs, un tulipier de Virginie, un peuplier blanc. Au niveau du pont aux lianes: peuplier noir (près de la clôture), chêne des marais, chênes pédonculés fastigiés et gléditsias très épineux (aux extrémités du pont).
De là, on a un belle vue sur le lac, ses nénuphars (à la belle saison) et les divers oiseaux aquatiques.
Le chemin « la Ronde des Contes » est un immense arc de cercle jusqu‘au pont de la chapelle romane.
Il est bordé d’une frise caillouteuse rappelant les cordages de la marine (source de richesse des familles du XIXe siècle). Cette frise est interrompue au niveau de la passerelle dans l‘aulnaie marécageuse.  

L’ILE AUX PERSISTANTS
Comme son nom l’indique, on y trouve beaucoup d’arbres persistants : ifs, lauriers, magnolias osmanthe, buis, camélias du Japon et rhododendrons blancs âgés, charme-houblon, fragon, hamamélis de Virginie, houx, séquoias, mais aussi caduques : cerisiers tardifs, kakis, des tilleuls, des tulipiers, divers chênes -fastigié, vert, d’Amérique, pédonculé, quelques belles touffes d’osmondes et des tapis de bulbes dont les cyclamens.
Le chemin sur la droite monte vers la colline en longeant une collection de magnolias (à grandes fleurs, de Soulange, de Siebold, étoilé) avec des poussées de coulemelles à l‘automne. Au sommet et autour de la colline: acacia, if, cerisier tardif, énorme chêne d’Amérique, plaqueminier Diospyros kaki (chargé de fruits à l‘automne), fragon et roncier.
En bordure d’eau: tunage, magnifiques touffes d’osmondes royales. A cet endroit, un banc permet d’avoir la plus profonde percée visuelle du parc: d’un côté échappée vers le lac, les grottes, la colline Dulamon, l’Ile aux Oiseaux (cormorans perchés, hérons; séquoias et peuplier, chênes); de l’autre, vers le palus et les cultures maraichères (serres visibles au loin).
Platane « embrassant » plusieurs séquoias et figuier, de part et d’autre du pont.

L’AULNAIE MARECAGEUSE
 C’est la zone la plus sauvage.
Un caillebotis surplombe à 50 cm de hauteur l’aulnaie marécageuse: cela permet de ne pas perturber l’écoulement de l’eau et de traverser ces lieux humides à pied sec! Le serrurier Peyssard a réalisé tous les ouvrages métalliques: les fers martelés, les garde-corps, des centaines de feuilles posées une à une!
On y observe de curieuses boutures géantes de platanes aux deux extrémités de la passerelle (à gauche).
A mi-chemin, à gauche, un banc vous permet d’admirer l’énorme « platane aux miroirs ».
Après avoir quitté la passerelle, la zone mérite une attention particulière : à gauche, un oranger des Osages dont les impressionnants fruits jonchent le sol par centaines en automne, un noisetier âgé, deux chênes sessiles, trois ginkgos bilobés, un sycomore, une aubépine, un peuplier noir et un érable négundo. Près du pont de la chapelle romane, on a une belle vue vers les vignes, le château de Dulamon et son cèdre du Liban.  

LES COULISSES DE VERDURE
Le long de la prairie et des vignes, le chemin est bordé de beaux exemplaires d’aubépines chargées de cenelles (fruits), de tiges de clématites (section grosse comme le pouce, fruits plumeux), d’églantiers, d’iris gigot, de sureau, de dives érables…
Le ruisseau montre de multiples trous des écrevisses.
Un bras d’eau offre une belle percée visuelle sur le pont du donjon en ruine. C’est le domaine des pêcheurs… et du martin-pêcheur en hiver (repérage à ses coups de sifflets stridents et répétés sur un rythme très rapide). On y trouve aussi des coquilles de moule d’eau douce ouverte par les ragondins et peut-être aussi par la loutre.

Dans les champs privés qui se trouvent en face du parc, le long de la route de Bordeaux nous pouvons voir de nombreuses orchidées sauvages : orchis à fleurs lâches, orchis pyramidal, serapias langue, orchis tacheté.

PONTS
Notre trajet passe par neuf ponts. Chacun d’entre eux possède sa propre personnalité architecturale et technique. A chaque pont traversé, on découvre un univers nouveau : forêt, Ile aux Oiseaux et prairie, canyon, grottes, jardin des marais et canal Ha-Ha, Ile aux persistants, aulnaie marécageuse, coulisses de verdure….
– le pont du donjon en ruine, la partie pont-levis est fixe d‘allure moderne avec platelage bois à claire-voie,
– le pont de style gothique au garde-corps formé d’une frise de croisillons,
– le pont du canyon, seules quelques pierres sont d’origine; il est mi architecturé, mi rocaille,
– pont en faux bois dont le garde-corps illustre les ligaments des muscles grâce à un métissage de fer, de béton, de bronze et d’inox ornementé, restauré par l‘artiste en mosaïque Danielle Justes ; deux mains: l’une est celle d’un artisan l’autre celle d’un intellectuel ; à son pied, une belle grille en fer forgé qu’on voit en passant sous le pont qui est une entrée méconnue pour découvrir le dédale du canyon,
– pont aux lianes, éprouvé par les interventions des années 80, sol en béton balayé avec incrustations de perles; plantes grimpantes -chèvrefeuille grimpant japonais, clématites, lierre, vigne-vierge,
– pont aux portraits, mal rénové dans les années 80 par les quatre piles de pierre aux extrémités et les épaisses poutres. Sous le pont, se trouvent des corbeaux en pierre où devraient être déposés des bustes d‘hommes célèbres du XIX siècle,
– pont de la chapelle romane,
– pont aux faux rondins de bois, admirez par-dessous les détails des faux rondins et par-dessus les faux-nœuds du bois en béton balayé tous différents dans leurs dessins et leurs diamètres,
– pont métallique de la vanne.

LES ANIMAUX
L’Île aux Oiseaux, interdite au public, est réservée à la faune.
Des berges, on peut observer des canards qui évoluent sur le lac et autour, des ragondins visibles à tout moment de la journée.
En hiver, on y trouve: des foulques, des aigrettes, des hérons, des cormorans, des mouettes rieuses …
Toute l’année, les paons (dont un blanc) se pavanent sur les pelouses et sur le « toit » des grottes.
Les taupes ne sont piégées que sur la prairie centrale.
L‘écureuil est souvent visible (surtout en janvier-février) et les poubelles ont été conçues pour qu‘il n‘y pénètre pas dedans.
Dans ou à proximité du milieu aquatique, on observe des libellules, des moules d’eau douce (signe d’une eau de qualité), des écrevisses américaines, des tortues de Louisiane, des couleuvres (aulnaie), de nombreux poissons (présence de pêcheurs) et des traces de présence de la loutre (et peut-être du vison)… Les visiteurs se plient volontiers à un règlement fort simple pour protéger la faune : garder les chiens en laisse et ne pas abandonner hameçons et cuillères de pêche sur les rives. Même la circulation à vélo est interdite.

LES ARBRES REMARQUABLES
Qu’ils aient été plantés jadis au XIXe siècle ou récemment, les arbres remarquables sont mis en valeur.
 

Le site de Martial Théviot : www.jardin-et-ecotourisme.fr  vous offre un récit très détaillé de cette balade, ainsi que tous les renseignements sur les animaux et arbres remarquables du parc.

Organisation : Bernard Dessoit.

Photographies : Alain Caminade.

Récit et diaporamas : Annie Charlier