Parc du Ruisseau  Le Haillan  
le 20 mars 2018

L’ANR Gironde avait programmé la découverte du Parc du Ruisseau au Haillan pour fêter l’arrivée du printemps…mais la météo n’a pas respecté le calendrier, la promenade a donc eu lieu par une des journées les plus froides de la saison ! Les courageux participants ont été bien récompensés tant le guide a su faire partager ses passions.

Récit réalisé à partir d’extraits du site de l’Association Jardin-et-ecotourisme.

Le parcours suit un axe du nord au sud, une ripisylve (corridor végétal de part et d’autre du ruisseau) qui forme une oasis de verdure en ville d’une superficie de 3,4 ha et 2 km de long.

En longeant le ruisseau du Haillan, nous découvrons le discret petit peuple des eaux douces, une borne seigneuriale, une cressonnière, les venelles du Vieux Haillan, plusieurs écluses-pelles à crémaillère, les derniers maraichers, trois vergers, une zone de compostage, des nichoirs à insectes…
L’itinéraire est ponctué de panneaux explicatifs sur la faune et la flore.

Informations sur les 7 écluses visibles sur le parcours. Vue d’une écluse en coupe. A partir du XVe siècle, elles ont été construites pour faire monter l’eau de 30 cm à 80 cm afin de laver les légumes le vendredi pour les vendre le lendemain au marché des Capucins.
La richesse du sol à proximité du ruisseau a permis le développement de maraichages.

Passage sur un petit pont pour découvrir chélidoine, cornouiller sanguin, menthe, armoise, moutarde et iris, mauve, phytolaque, érable negundo, des jeux amusants (dont un mouton-loup).
Le cresson d’eau, plante vivace forme des pousses rampantes au fond de l’eau, puis elles se prolongent en tiges creuses qui se dressent hors de l’eau ou s’étalent, sur le sol ou sur les plans d’eau. Elles peuvent dépasser deux mètres de long. Les feuilles émergentes sont pennées et charnues, alternes, vert foncé, munies d’un long pétiole.
Échantillonnage très riche de la vie aquatique: écrevisses dans le ruisseau aux eaux vives, nombreuses larves variées de libellule et d’autres insectes…

Citons encore une échelle à chat, des jeux et plantation de sorbiers des oiseaux, papillon aurore, bergeronnette, rouge gorge, corneille, peupliers d’Italie, piège à insectes près du ruisseau, cubes informatifs, noisetier “trochets” (3 noisettes groupées), saule tortueux, ciboulette, taupinières, lamier rouge, ortie, cardamine…

Une borne seigneuriale mesure 3 m de haut (dont 1,5 m enterré). Sa masse est de 2 tonnes.
Plantée en 1767 au lieu-dit les Boucheries à la limite de Mérignac-Beaudésert, elle marquait jadis les limites des propriétés foncières. Sur la face tournée vers Eysines, on peut lire « THIL », seigneurie faisant partie de la prévôté d’Eysines. Sur la face opposée (côté Mérignac), trois croissants représentent la jurade de Bordeaux dont dépendait la baronnie de Veyrines (dont Mérignac faisait partie). Cette pierre a été déplacée en 2013 pour la sauvegarder.

On ne peut oublier le superbe chêne bicentenaire qui est d’une « jeunesse » et d’une beauté merveilleuse avec un nid de mulot à son pied. Il est protecteur et sécurisant et s’il pouvait parler il raconterait l’histoire du parc du ruisseau et sûrement plein d’autres petites anecdotes qui ont jalonné sa longue vie ….

Photos Alain Caminade, Jean Noel.

Organisation Bernard Dessoit.